Le respect des volontés du défunt est un point auquel notre société n’a pas l’habitude de déroger et les funérailles se doivent d’être en adéquation avec les convictions philosophiques ou morales de la personne décédée. Dans une époque où le christianisme faisait autrefois force de norme, les grandes étapes de la vie étaient jalonnées par des sacrements obligatoires. Aujourd’hui, le défunt ou la famille du défunt qui ne souhaitent pas intégrer d’aspect religieux lors des célébrations mortuaires, a tout à fait le droit d’organiser une cérémonie en l’honneur de la personne décédée, sans y inclure de connotation religieuse.

Qu’est qu’un enterrement civil ?

Les funérailles laïques servent à la famille du défunt de se recueillir une dernière fois, avant l’inhumation ou la crémation du proche décédé.

La cérémonie laïque se calque un peu  sur le déroulement d’une messe, tout en ayant pris le soin de retirer toutes les références religieuses ou les rituels à connotation religieuse. Tout comme lors d’un enterrement religieux, l’office est composé de lectures, de poèmes, de musique et pourquoi pas d’une prière si tel était le désir du défunt. Toutes les cérémonies civiles ne sont pas dépourvues de sensibilités philosophiques. Le défunt ou la famille peuvent être croyants, sans pour autant être attachés à l’une ou l’autre institution religieuse. La cérémonie civile a pour avantage qu’elle peut être organisée comme on le souhaite, sans devoir respecter les canons imposés par les rituels religieux traditionnels.

Comme il existe une très grande liberté d’organisation, cette tâche est la plupart du temps confiée à une agence de pompes funèbres. Les agences sont habituées à ce genre de cérémonies et connaissent les fournisseurs ou prestataires de services qui correspondent aux attentes de la famille. Il est plus simple de suivre les conseils d’un professionnel, surtout en période difficile de deuil.

Pourquoi organiser une cérémonie laïque ?

Bien que la famille ne soit attachée à aucune religion ou ne veuille pas officialiser le décès du défunt par le dernier des sacrements, cela ne veut pas dire qu’elle n’attache aucune importance aux symboles. Les funérailles civiles permettent de symboliser le passage de la vie à la mort d’un être cher, peu importe les croyances. Il s’agit d’une étape dans le travail de deuil, celle de l’adieu. L’inconscient collectif a ancré dans notre esprit que les êtres humains ont pour habitude de se rassembler lors de moments de célébrations, que ce soit dans la joie ou dans la peine. C’est pour répondre à ce besoin et cette envie que la célébration civile a été mise au point.

Qui choisit entre l’enterrement civil ou religieux ?

Le défunt aurait-il souhaité une cérémonie religieuse ou laïque ? Cette question doit être répondue par les proches qui sont censés connaître les volontés du défunt. Si le défunt avait exprimé son souhait à ses proches ou qu’il avait souscrit à une assurance obsèques, qui permet de prévoir à l’avance son enterrement, alors il est simple de connaître la réponse. Si le défunt n’a jamais parlé de ses volontés, la famille peut prendre seule la décision concernant le type de cérémonie à organiser. Parfois, les antécédents religieux donnent des indices sur les croyances du défunt. Par exemple, si une personne est décédée non baptisée ni communiée, cela semblerait une décision inattendue de souhaiter lui organiser une messe catholique.

Où peuvent être organisées les funérailles laïques ?

Avant même de se demander ce qu’il se passera lors de la cérémonie, il est bon de se demander où aura lieu la cérémonie. Le conseiller funéraire des pompes funèbres connaît différents endroits les plus appropriés. La cérémonie peut être organisée au cimetière, juste avant l’inhumation ou avant le dépôt de l’urne dans la case du columbarium. Si la cérémonie a lieu avant l’enterrement, alors elle est organisée le plus souvent dans une chambre funéraire du funérarium. En général, c’est un employé des pompes funèbres qui officiera durant le service. Il s’agit de remplacer le moment où, dans le cas d’une cérémonie religieuse, la dépouille est emmenée dans le lieu de culte (à l’église ou dans une mosquée, par exemple) pour y célébrer un office. Les enterrements n’ont jamais lieu le dimanche, étant donné que les cimetières sont fermés et qu’il s’agit d’un jour de congé pour les pompes funèbres.

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Au funérarium :

Si la cérémonie est organisée dans le funérarium, une chambre funéraire est mise à disposition de la famille. Les salons ou les chambres mises à disposition seront choisies en fonction du nombre de personnes attendues et du matériel nécessaire à la cérémonie (système audio pour la musique, un écran déroulant, etc).

Au crématorium :

Si le défunt a choisi de se faire incinérer, il est possible d’organiser la cérémonie directement au crématorium. Tout comme les funérariums, ces établissements ont l’habitude de recevoir les familles endeuillées et disposent d’un ou deux salons où peuvent être organisées des réceptions, le temps d’une cérémonie. Au crématorium, la cérémonie a lieu avant que le cercueil ne parte pour la crémation. Il s’agit pour la famille de faire son adieu à la dépouille. La cérémonie se déroule dans le silence, accompagnée de musique ou de lectures.

Au cimetière :

Quand le corbillard arrive dans le cimetière, un cortège se forme et suit le cercueil jusqu’à la sépulture. S’il s’agit d’une urne funéraire, la cérémonie peut aussi avoir lieu près de la sépulture où sera déposée l’urne, que ce soit un cavurne ou une case dans un columbarium.

Comment se déroule un enterrement civil ?

Même si la cérémonie laïque peut prendre des formes diverses et variées, elle se déroule souvent de manière similaire. L’enterrement civil commence par l’accueil des proches, ensuite l’officiant ou un membre de la famille prend la parole pour évoquer la mémoire du défunt. Des lectures sont proposées par des proches, que ce soit un texte personnel ou un poème. De la musique sera diffusée et un recueillement civil comprend une ou plusieurs minutes de silence. L’agent des pompes funèbres ou un membre de la famille rend hommage une dernière fois au défunt, avant qu’un acte symbolique soit posé, comme le dépôt d’une bougie ou de fleurs sur le cercueil. Enfin, dans le cas où la cérémonie se passe au cimetière, il n’est pas rare de lancer des pétales sur le cercueil au moment de la mise en terre.

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