Historique
Cette fleur dédiée à Aphrodite
symbolise l’amour que l’on peine parfois
à avouer.
Les jeunes mariés de l’Antiquité
voyaient leur couche nuptiale parsemée de
fleurs de violette.
En 400 avant notre ère, les Athéniennes
achetaient des bouquets de violettes pour les transformer
en pommades ou tisanes médicinales. Les Romains,
les tressaient en couronne sur leur tête pour
effacer les migraines.
En 904, un texte araméen décrit la
culture des violettes.
La violette, dite de Parme, s'installe en 1755
dans la région de Grasse où elle est
surtout utilisée en parfumerie. Fleur parfois
dite « parfaite » - tant pour sa beauté
que pour ses bienfaits – elle est renommée
dans toute l'Europe pour ses fleurs. Sa culture
devint l'une des plus importantes productions hivernales.
La Viola suavis, à fleurs double se répand
peu à peu dans les maisons d'Europe.
A Paris, les jeunes bouquetières qui vendaient
des violettes dans les rues sont taxées.
C’est le signe d’un commerce florissant
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Sous l’Empire, la violette était très
appréciée aussi bien lors des fastes
des cérémonies de Napoléon
qu’à la maison.
A la fin du XIXe siècle et début
du XXe, le sud de Paris (Bourg-la-Reine, Fontenay-aux-Roses,
Rungis, Sceaux), va compter jusqu'à deux
cents hectares dédiés à la
culture des violettes. Il faut compter aussi sur
plus de mille hectares dans la région d'Hyères
dont deux cents pour la fleur coupée.
Au XXe siècle, dans la région d’Hyères,
les fleurs sont réunies en bouquets ronds,
mises au frais dès la cueillette, puis expédiées
en bottes comprenant des bouquets de 50, 100, 150
et 200 fleurs que l'on appelle boulots.
Après la seconde guerre mondiale, la diversification
entamée par les producteurs et le développement
de nouvelles fleurs coupées résistantes
changent les modes et la violette se pâme
des étals de nos fleuristes. Certains cultivateurs
et fleuristes passionnés savent cependant
encore nous proposer ses plus belles représentantes.
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